Bio express

Léon Mychkine est un pseudonyme, celui de Fabrice Bothereau. Je suis d’abord, originellement, un poète contemporain. J’ai publié en revues, fait des lectures, publié trois livres, et fus résident du CIPM. Mon dernier livre de poésie, titré Pan Europa, a été publié en 2005 par les éditions Le Quartanier (Montréal). J’ai aussi commencé des études de philosophie, jusqu’au Doctorat, pour lequel j’ai étudié « le concept d’expérience dans la philosophie d’Alfred North Whitehead ». Whitehead est le plus grand philosophe de l’expérience, et il a produit, à ce jour, le plus important système philosophique de l’expérience. J’ai écrit des articles, publié dans le Journal Of Consciousness Studies, participé à des colloques en Finlande, à Prague, à Hong Kong. J’ai publié mon premier livre de philosophie en 2015 (Des compositions de l’expérience: Whitehead, l’hylémorphisme et le phénomène), tiré de ma compréhension de la théorie whiteheadienne de l’expérience, et en profitant pour y inclure ma propre théorie. Whitehead faisait du “feeling”, le sentir, un moteur majeur dans le fonctionnement de l’expérience. Il disait qu’il était plus important qu’une chose soit « intéressante » (au sens esthétique) que vraie. Parallèlement à la poésie et à la philosophie, j’ai développé une passion pour l’art, spécialement contemporain. En 2000, je suis membre fondateur du POCTB (Le Pays Où le Ciel est Toujours Bleu), un collectif d’artistes basé à Orléans. J’ai commissionné l’exposition “Morceaux de Soi”, pour la galerie Ipso Facto, à Nantes, en septembre-octobre 2000.

En juillet 2016, je cré sur Internet mon site art-icle.fr, un site dédié à l’art contemporain, sur lequel j’écris des articles suite à des expositions, des entretiens, des rencontres avec les artistes, les conservateurs et directeurs de musée et de centres d’art. Au moment où j’ai créé mon site, j’ai décidé de prendre un pseudonyme. Je voulais comme changer d’identité, tourner la page à 35 ans d’écriture spécifiquement poétique, et, pour partie, philosophique. M’est donc venu à l’esprit, immédiatement, le nom de Léon Mychkine. On le sait, le Prince Léon Nicolaïévitch Mychkine est le héros principal du roman de Dostoievski, L’Idiot. Quand j’ai lu ce roman, à l’âge de 20 ans, je me suis très vite identifié à lui. Non pas en tant que prince, on l’aura compris. Depuis le 12 juillet 2016, vit donc en moi Léon Mychkine, critique d’art ; amoureux des artistes, candide, et toujours prêt à s’étonner et à s’émerveiller de l’inventivité des mondes à explorer qu’ils nous offrent.

Les artistes sont précieux, et ils signalent généralement le monde de la culture. Ils indiquent qu’il existe toujours une manière d’exister conforme, et inconforme, puisque, justement, ils décident de passer des heures de leur vie à oeuvrer, comme disait Hannah Arendt (dans sa Condition de l’Homme Moderne). Seul l’artiste (mais alors écrivains et poètes compris) oeuvrent. Tout le « reste » travaille. Mais, au fur et à mesure du temps, l’artiste a fini par dire que, lui aussi, il « travaille », et il parle quasiment à tout coup, de son « travail ». Mais l’artiste ne travaille pas, il œuvre ; ce qui implique un rapport au temps, au don de soi, à la volonté, bien étrangers au monde minuté du travail salarié. L’artiste (l’oeuvrant) n’a pas d’horaires… J’entends donc réhabiliter la notion d’ « oeuvre » propre à l’artiste, car il s’agit bien de cela. L’artiste a du mal à utiliser le mot « oeuvre », le jugeant trop prétentieux. Mais utiliser le mot « oeuvre » n’est pas une question de prétention, mais de formalité ; le régime de l’artiste n’est pas celui du travail ; ce régime, littéralement, déborde sur le temps et sur la vie elle-même.
L’art est intéressant. Pourtant, dans ces Moralités Postmodernes, Jean-François Lyotard critique l’usage du mot « intéressant ». Mais je le revendique. L’art est intéressant, mais tout ne l’est pas. Et je ne parlerai ici que de ce qui m’intéresse, c’est-à-dire que je ne vais pas prendre de mon temps pour critiquer négativement des artistes que je souhaiterais « abîmés » par ma critique. Je ne vois pas l’intérêt d’une telle pratique. D’ailleurs, comme le dit très bien Harold Rosenberg, « le monde de l’art a un instinct pour ce dont il a besoin, et il rejette tout surplus ».
En revanche, je me réserve le droit de « sélectionner » ce qui m’intéresse chez l’artiste, et qui ne recoupe pas forcément son discours. On sait bien que l’artiste ne maîtrise pas toujours les effets de son œuvre, quand bien même sa théorie semble coulée dans le béton. Et on sait aussi que l’interprétation est, par essence, plurielle. D’un certain côté, donc, on peut dire ce que l’on veut d’une œuvre, tandis que nous, les regardants, les amateurs, les théoriciens du dimanche ou de la semaine, nous n’avons pas le monopole de l’interprétation. Et c’est très bien ainsi. On espérera, somme toute, produire ici un peu d’intelligence et de sensibilité, et de l’intérêt pour Venir Voir, et laisser agir l’Expérience Esthétique. On aura compris ici que le terme « esthétique » doit être entendu au sens fort, et pas décoratif du terme, c’est-à-dire que l’esthétique, ici, va plus loin que le jugement de goût tel qu’associé par Kant. L’esthétique, c’est, étymologiquement la sensation. Mais il faut entendre ici le terme de “sensation” comme la saisie du corps entier, corps et esprit, si l’on peut dire, et sans dualisme. Nous sommes nous-mêmes des êtres esthétiques, et c’est presque une tautologie que de le dire: nous ressentons constamment les choses, et nous les pensons (en partie) aussi. Mais nous ressentons beaucoup plus que nous pensons. C’est ce qu’on appelle le “sentir”. Associer sentir et pensée, là se trouve la grande difficulté. Kant nous dit que notre jugement subjectif nous permet de produire des “idées esthétiques”, mais qu’à partir de là, ces idées ne peuvent aboutir à une connaissance, puisque ces idées ne sont liées qu’à l’intuition. Mais je pense qu’on peut dire aussi que, justement, celle ou celui qui est capable d’objectiver les idées esthétiques peut produire ce qu’on appelle la critique d’art. N’en déplaise à Kant, il y a des idées sur l’art, qui, d’ailleurs, sont bien souvent issues tout d’abord des artistes eux-mêmes. C’est le grand absent de sa Critique de la Faculté de Juger : l’artiste. Heureusement, nous allons ici à sa rencontre. (Ce dernier trait, entre Immanuel et Léon, est d’humour, bien évidemment.)

On trouvera donc dans ce site :
1) des recensions de visites d’exposition
2) des entretiens
3) des photographies
4) du son
5) de la vidéo
6) le tout mixé avec des réflexions issues de ce mélange
7) des visites d’atelier
8) des traductions
9) une initiation à l’art contemporain

Cher lecteur, vous pouvez me contactez, si vous le désirez, à l’adresse suivante: mychkine@orange.fr

Je vous remercie.

PS: Tout ce qui est écrit sur ce site ressortit à la propriété intellectuelle, et donc rien ne peut en être prélevé sans l’autorisation expresse de Léon Mychkine et des ayant-droits.